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Education dé-Nationale

Education dé-Nationale
Dans le privé, ça s'appelle une charette
voici les licenciement pour raison économique qui se profilent à l'horizon
l'état dépensera moins d'argent pour le service public
nous payerons moins d'impots mais nous n'aurons plus rien
il faudra payer des écoles privées de la maternelle à l'université
et les fils de pauvres ? bah rien, ils crèveront dans le caniveau...

extrait :

PARIS - Les syndicats d'enseignants ont dénoncé vendredi une "baisse drastique" des postes ouverts pour les recrutements en 2008 à l'Education nationale, et y voient une raison supplémentaires de se mobiliser massivement lors de la journée de grève et de manifestations prévue le 24 janvier prochain à l'appel des fédérations de fonctionnaires.
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"Dans le premier degré, les recrutements, tous concours confondus, subissent une baisse de 10%", déclare le Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA) dans un communiqué diffusé vendredi, alors que le ministère de l'Education vient de dévoiler les postes ouverts au concours pour 2008.

"C'est le plus faible niveau de recrutement de ces huit dernières années, alors même que les besoins liés à la hausse démographique des élèves progressent", estime l'UNSA.

"Dans le second degré, la baisse du niveau de recrutement atteint près de 14% sur les concours externes et 16% sur les concours internes. Le CAPES subit la plus forte baisse avec -16,19%. Ce sont 1.600 possibilités d'emplois d'enseignants qui disparaissent ainsi", poursuit l'organisation syndicale.

Pour le SE-UNSA, "ces chiffres sont la traduction brutale de la politique gouvernementale de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux. La suppression programmée de 85.000 enseignants d'ici 5 ans est donc entamée, alors même que 150.000 élèves de plus sont attendus sur la même période", assure le syndicat.

"Cela va avoir pour conséquence une dégradation des conditions d'exercice du métier d'enseignant et des conditions de scolarisation des élèves", estime l'UNSA. "Ces annonces et leurs conséquences constituent une raison supplémentaire de s'engager dans la grève du 24 janvier prochain."

Le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES, premier syndicat des enseignants des collèges et lycées) dénonce de son côté une "oeuvre de destruction massive de la qualité de l'enseignement secondaire".

"Ces nouvelles suppressions conduisent à une baisse globale de 56% des recrutements en 5 ans", déplore le SNES dans un communiqué.

"Aucune discipline n'est épargnée, toutefois les lettres, la physique-chimie et la documentation sont les plus touchées. La filière STI (Sciences et technologies industrielles) disparaît littéralement des recrutements disciplinaires. Est-ce une anticipation sur de futures réformes?", s'interroge le SNES.

Pour lui, "il n'y a quasiment plus d'espoir de titularisation pour des milliers de non titulaires. En 5 ans les possibilités de titularisation ont chuté de 79%. Le gouvernement entretient une précarité massive".

Comme pour l'UNSA, le SNES estime que "cette amputation du service public d'éducation renforcera la mobilisation prévue le 24 janvier".

Autre réaction, celle du syndicat étudiant UNEF qui "dénonce une nouvelle saignée (...) vécue par les étudiants comme un coup de couteau dans le dos".

"Alors que les années précédentes, la diminution des postes ouverts au concours épargnait certaines disciplines, cette année, c'est l'ensemble d'entre elles qui sont concernées. Les disciplines les plus touchées sont la documentation (-25%), les lettres modernes (-23%), la physique-chimie (-19,5%) et l'histoire-géographie (-17%)", souligne l'UNEF dans un communiqué.

"Cette politique de sous-recrutement détourne nombre d'étudiants des métiers de l'enseignement et des concours. L'avenir des étudiants qui se sont engagés dans une voie universitaire avec pour objectif l'enseignement apparaît bien sombre", estime le syndicat étudiant.

Pour l'UNEF, qui appelle également à manifester le 24 janvier, "il s'agit bien d'accompagner la diminution annoncée du nombre de fonctionnaires par le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite". AP
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# Posté le vendredi 21 décembre 2007 11:38

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